C’est une bonne question dont la réponse est toute trouvée pour les nutritionnistes et autres médecins. Le végétalisme n’est pas un mode d’alimentation permettant d’apporter à notre corps les différentes sources d’énergie dont il a besoin. C’est dans cette réponse, qui semble pourtant si juste, que nait la contradiction. Ce qui semble évident c’est que le végétalisme n’est absolument pas envisageable pour un enfant dont la croissance peut être altérée en cas de carence. Mais qu’en est-il pour un adulte ?

La contradiction végétalienne

Tyson, un boxeur américain devenu végétalien

Tyson, un boxeur américain devenu végétalien mais sous quelle influence ?

Notre billet n’a absolument pas pour vocation à faire de la propagande pour ce qui apparait déjà aux yeux d’une grande majorité d’entre nous comme une «école sectaire». Pas question de développer ici des thèses plus ou moins surréalistes. Laissons la spiritualité de coté et concentrons-nous sur les faits.

Se nourrir est un processus naturel indispensable au développement et à l’épanouissement de l’Homme. Dans la nature, s’alimenter est la principale activité des animaux. Qu’ils soient herbivores ou carnivores, c’est un besoin vital inaliénable. Il en est de même pour l’Homme. A ceci prêt que nous ne sommes pas des animaux…

Les végétaliens considèrent que la viande et les produits alimentaires d’origines animales ne sont pas destinés à l’Homme. On peut donc oublier la viande, les œufs, les produits laitiers ou encore le miel. Mais qui décide de ce qui est destiné à l’Homme et de ce qui ne l’est pas ?

A partir du moment, où ce raisonnement est le fait d’un raisonnement et d’un choix personnel, on ne peut pas le remettre en question. Là où il y a danger c’est quand la pensée végétalienne cherche à dicter ses codes. Je considère donc que toute personne, qui arrive au végétalisme de lui-même sans se faire influencer par un quelconque ouvrage, est digne de ce nom. C’est à dire du nom féminin de «personne» avec sa propre âme et sa propre conscience.

Le problème, c’est quand le végétalisme devient une école. Des végétaliens cherchent alors à influer sur les autres et à auto proclamer des choses dont la véracité n’est que relative. En outre, un quelconque individu qui s’interroge sur son mode d’alimentation pourra tomber sur des livres écrit par des végétaliens convaincus. Ces mêmes végétaliens se sont inspirés de précédents ouvrages et ils ont repris les concepts qu’ils estiment être absolus. C’est alors le début d’un système sectaire.

Les végétaliens pensent donc que la viande et les sous produits animaliers n’ont pas vocations à être intégrés dans le régime alimentaire de l’Homme. Qu’en est-il des ours… Est-ce que le miel est destiné au régime alimentaire des ours ? Dans une république végétalienne, les ours seraient sans doute tous en prison pour consommation illicite de sous produits animaliers.

Pour être plus sérieux, les végétaliens doivent se contenter d’une alimentation végétale mais qui nous dit que les végétaux ont été créés pour servir de garde mangé ? Après tout la végétation est là pour oxygéner notre planète… Dans cette mesure, l’Homme ne devrait consommer uniquement du vent et je doute qu’il y survive longtemps.

Eliminer l’œuf de son régime alimentaire n’est pas sans conséquence car c’est l’aliment le plus riche en acide aminés essentiels pour l’assimilation des protéines. Sans parler des protides. Même chose pour les produits laitiers qui peuvent être considérés comme indispensables à notre organisme. Un bébé ne consomme que du lait et c’est tout à fait naturel. Certes, à l’origine il est censé consommer le lait de sa mère et pas celui des animaux. Mais que voulez vous, on ne fait pas d’omelette sans casser des œufs… Voilà sans doute une expression qui ne plaira pas aux végétaliens.

Conclusion :

Le végétalisme n’est absolument pas un régime alimentaire comme les autres. En étant raisonnable, on admettra qu’il semble difficile de trouver seulement dans les végétaux de quoi nourrir suffisamment notre corps. En période de croissance, le végétalisme est à oublier.

Plus tard, un adulte peut se tourner vers le végétalisme. Il devra alors faire très attention pour élaborer une alimentation capable de ne pas mettre en danger sa santé. Si c’est un choix personnel, sous aucune influence, alors le végétalisme peut apporter une satisfaction à la fois nutritive et morale.