Mythe ou réalité ? On attribue à de nombreux aliments une action sur notre désir ou sur nos performances sexuelles. Certains y croient dur comme fer, tandis que d’autres n’en ont jamais constaté les réels effets. Quoi qu’il en soit, sachez que l’on peut brûler jusqu’à 300 calories en faisant l’amour : une réalité à prendre en compte dans le cadre d’un régime !

Le désir est dans l’assiette

Le mot aphrodisiaque vient du nom d’Aphrodite, la déesse grecque de l’amour : tout un programme ! Depuis la nuit des temps, les hommes attribuent à certains aliments des propriétés stimulantes sur leur sexualité. Ainsi, les Aztèques considéraient le cacao comme l’aliment aphrodisiaque par excellence. On a trouvé sur un papyrus égyptien datant de 1500 ans av. JC la recette d’une mixture qui est fort probablement celle d’un aphrodisiaque. Pour les scientifiques il n’existe aucune preuve que certaines denrées possèdent des vertus spécifiquement stimulantes au niveau sexuel. Cependant, les aliments aux propriétés tonifiantes, vaso-dilatatrices ou tout simplement stimulantes ont certainement un effet direct ou indirect sur notre désir ou nos performances sexuelles.

Quelques aliments aphrodisiaques

Un risotto d'asperge peut faire grimper vote testostérone

Un risotto d’asperge peut faire grimper vote testostérone

  • L’asperge : elle ne doit pas ses vertus à sa forme évocatrice, mais à sa haute teneur en phytoestrogènes qui favorisent la production de testostérone, une hormone qui stimule le désir des hommes comme celui des femmes.
  • Le céleri branche : Si la femme savait ce que le céleri fait à l’homme, elle irait en chercher de Paris à Rome », on attribue cette citation à Mme de Pompadour. Autant dire que la réputation du céleri branche ne date pas d’hier…
  • Les huitres : on explique leurs propriétés aphrodisiaques par la grande quantité de zinc qu’elles contiennent. Le zinc est un oligo-élément qui aurait la propriété de favoriser la production de testostérone, hormone du désir sexuel par excellence.
  • Le chocolat noir : il contient un acide aminé du nom d’arginine qui, une fois ingéré, se transforme en oxyde nitrique à l’effet vasodilatateur. De plus, le chocolat favorise la production des endorphines, les hormones du plaisir.

Les herbes et épices

  • Le gingembre : c’est sans doute l’un des aphrodisiaques les plus connus, ses vertus vaso-dilatatrices provoqueraient un afflux de sang vers les organes génitaux. Pas besoin d’en dire plus…
  • Le safran : il est considéré par certains comme l’épice aphrodisiaque par excellence. C’est sa haute teneur en phytostérol, une hormone végétale spécifique qui expliquerait les propriétés si stimulante de cet épice.
  • Le clou de girofle : c’est un aphrodisiaque très puissant dont les vertus sont connues de longue date. Au XXVIIème siècle, l’herboriste suédois Anders Rydaholm prodigua cette recommandation : « si un homme perd sa puissance virile, il doit cesser de boire de l’alcool pour le remplacer par du lait épicé au moyen de 5g de clous de girofle : cela le fortifiera et lui fera désirer à nouveau sa femme ».
  • La coriandre : de par sa richesse en phyto-œstrogènes, elle exercerait essentiellement ses propriétés stimulantes sur les femmes.

Les aphrodisiaques exotiques

  • Le bois bandé : de son vrai nom, Muira Puama, il est utilisé notamment en Afrique ou aux Antilles où sa réputation n’est plus à faire. Il contient un principe actif aux puissantes propriétés vasodilatatrices.
  • Le ginseng : c’est avant tout un tonique puissant, utilisé en Chine depuis des millénaires. Son principe actif agirait sur les glandes cortico-surrénales, ce qui stimulerait les organes sexuels.
  • La maca : cette plante des hauts plateaux du Pérou serait un remède naturel contre l’impuissance et l’infertilité. C’est en tout cas une certitude pour les péruviens, mais cela reste à prouver scientifiquement.

A savoir :

Les Chinois sont très friands de produits aphrodisiaques et la pharmacopée chinoise préconise des ingrédients aussi étranges que le pénis de tigre ou la poudre de corne de rhinocéros. Une pratique qui encourage malheureusement le braconnage de ces espèces en voie de disparition.